Avis inclusion numérique

By | 25 avril 2013

Le Conseil National du Numérique a remis ses conclusions sur l’inclusion numérique à Fleur PELLERIN, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, de l’Innovation et de l’Économie numérique, le mardi 26 novembre lors des journées de l’AVICCA.

Adopté par les membres du CNNum, le rapport intitulé « Citoyens d’une société numérique – Accès, Littératie, Médiations, Pouvoir d’agir: pour une nouvelle politique d’inclusion » s’appuie sur des concertations organisées tout au long du printemps et de l’été 2013. Ces rencontres contributives ont rassemblé environ 60 personnes : associations, élus, médiateurs, représentants d’entreprises, fédérations professionnelles, administrations, experts et chercheurs.

Les travaux ont été portés par une dizaine de membres du CNNum, coordonnés par Valérie PEUGEOT, vice-présidente.

A l’issue de ce travail, le CNNum a voté un rapport recommandant :

  • de viser l’accès au sens large et de faire en sorte que le numérique contribue à faciliter plutôt qu’à complexifier les démarches et services essentiels;
  • de développer la littératie pour tous, comme référentiel commun et évolutif de compétences, afin d’inclure « au » mais également « avec » le numérique, en tant qu’accélérateur de transformation sociale;
  • de renforcer les médiations, en organisant la mise en réseau de la diversité d’acteurs, la mutualisation et le partage des bonnes pratiques, afin de faire face à des besoins qui seront croissants et pérennes;
  • de permettre la transformation sociale en donnant du pouvoir d’agir par le développement individuel d’habilités et de sens critique (« pouvoir de »), par l’association de l’initiative collective aux méthodes distribuées, collaboratives et horizontales caractéristiques du web (« pouvoir avec »), et par le développement d’une « voix de retour » élus-citoyens et du codesign des politiques publiques (« pouvoir sur »).

Télécharger le Rapport:

Le rapport

Les annexes

Le rapport est disponible en anglais / Available in english gb Citizens of a digital society

Participer au débat: Le CNNum vous propose de partager vos initiatives en faveur de l’inclusion et d’enrichir les recommandations

Le rapport recense un certain nombre (non exhaustif) d’initiatives menées par des acteurs locaux. Le passage à l’échelle des bonnes pratiques est au coeur de nos recommendations, c’est pourquoi le CNNum vous invite – en complétant les champs « commentaires » en dessous des recommandations du rapport – à remonter sur cette plateforme des initiatives en faveur de l’inclusion et des éléments susceptibles d’enrichir les recommandations.

Lien vers la vision/diagnostic

Liens vers les 7 recommandations à commenter :

 

Presse:

[downloads][line url= »http://cnnumerique.fr/wp-content/uploads/2013/11/IncluNum_Dossierdepresse.pdf » nom= »Le dossier de presse » format= »pdf » poids= »1Mo »][/downloads]

 

Contact presse :

Contact presse :

Yann Bonnet, Rapporteur général, 01 53 44 20 03

 

 

Une méthodologie participative :

Les 3 vendredis contributifs

La concertation a été organisée sous la forme de 3 vendredis contributifs, temps d’échanges et de réflexion collective entre les membres du groupe de travail du Conseil et des personnalités extérieures reconnues pour leurs compétences ou leur implication sur le sujet.

Le mode de participation s’est voulu innovant : le Conseil n’a pas voulu procéder à des auditions mais plutôt à un mode favorisant l’échange et la réflexion entre les parties prenantes.

La contribution écrite préalable

Chacun des participants a reçu des questions relatives à l’inclusion numérique auxquelles il devait répondre et apporter ainsi sa propre contribution, condition nécessaire pour participer à l’une des 3 sessions de rencontres organisées par le Conseil.

Elles ont été soigneusement analysées et ont pu permettre au CNNum de construire un diagnostic de l’existant, d’identifier les problématiques et de déboucher sur des recommandations consensuelles pour une politique d’inclusion dans une société où le numérique joue tous les jours un rôle croissant.

Les questions étaient les suivantes :

  1. Quels seraient les destinataires et quels seraient les objectifs absolument prioritaires (1 ou 2 objectifs maximum) d’une politique publique d’”inclusion numérique” ?

  2. A quoi reconnaîtrait-on que l’on progresse (ou que l’on régresse) en matière d’inclusion numérique ?

  3. Ces priorités, ces signes de progrès ou de régression font-ils l’objet d’un consensus ou sont-ils discutés ? Dans le second cas, sur quels points de désaccord portent-ils et qui opposent-ils ?

  4. Dans le domaine de l’inclusion (ou de l’exclusion numérique), quelles sont la ou les initiatives, les cas, qui vous ont le plus pris par surprise, bousculé, étonné, ces dernières années ?

  5. Y a-t-il aujourd’hui des facteurs nouveaux ou émergents qui transforment le contexte même dans lequel on peut aujourd’hui penser et agir autour de l’inclusion numérique ?

  6. Si vous deviez citer une action emblématique en matière d’inclusion numérique, réussie ou non, de préférence en dehors de celles que vous menez vous-même, quelle serait-elle ? Pourquoi ?

  7. Que faudrait-il pour que les actions les plus réussies dont vous avez connaissance “passent à l’échelle”, gagnent en impact et puissent faire l’objet d’une politique publique à l’échelle nationale ou européenne? Le cas échéant en s’appuyant sur quels acteurs ?

Les contributions reçues :

19 avril

17 mai

21 juin

 

Documents de travail produits par le groupe inclusion du CNNum :

 

 

14 thoughts on “Avis inclusion numérique

  1. François Commun

    Bonjour,

    Nous avons des projets concrets mais comme l’aller retour sur Paris n’est pas donné pour une petite asso, nous voudrions savoir à quoi peut servir d’en discuter au CNN qui n’a aucun pouvoir de décision?

    Cordialement
    François Commun

    Reply
  2. briand

    Le groupe travaille à une compréhension des questions et enjeux autour de l’e-incluison. Il formulera une analyse et un avis.
    Il n’intervient pas dans le soutien de projets.
    Mais il peut être utile de proposer des perspectives, de signaler des initiatives qui rentrent dans ce champ par exemple sous forme de contribution.

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  3. Pierre Ygrié

    Outre la capacité d’innovation de « campagnes intelligentes » (http://websdugevaudan.wordpress.com/2011/09/24/campagnes-intelligentes/ ) le principal argument pour le « fibrage » de l’ensemble du territoire est, pour moi, l’égalité d’accès aux services électroniques de demain (http://websdugevaudan.wordpress.com/2012/09/10/services-publics-tous-egaux/ ) dont le principal, la santé, peut être la « porte d’entrée » du très haut débit dans les zones rurales ! (http://websdugevaudan.wordpress.com/2013/04/02/la-sante-porte-dentree-du-tres-haut-debit-en-zone-rurale/ )

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  4. Cécile

    Et sur le rôle des bibliothèques dans ce acculturation au numérique, se reporter au rapport récent de la BM Gates Fundation « Enquête paneuropéenne destinée à évaluer les perceptions des utilisateurs à l’égard des avantages liés aux technologies de l’
    information et de la communication dans les bibliothèques publiques  »
    http://www.bpi.fr/modules/resources/download/default/Professionnels/Documents/FinalReport-FRCross-EuropeanLibraryImpact.pdf

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  5. Régis (Munci)

    « D’ici 2015, 400 000 nouveaux emplois sont possibles (dans le numérique). Qui les occupera ? »
    => Le CNNum pratique la méthode Coué à son tour…. désopilant !
    Il suffit d’avoir un tout petit peu le sens des réalités pour savoir que cette prévision des 400.000 nouveaux emplois dans le numérique d’ici 2015, qui provient de l’étude McKinsey de 2011, est HÉLAS archi-fantaisiste…
    D’ailleurs, à mi-parcours, le chiffre global des créations d’emploi dans le numérique n’a pas dépassé les 70 000 en l’espace de 3 ans.
    Pour l’instant, ce ne sont pas les créations d’emploi qui progressent dans le numérique mais malheureusement LE CHÔMAGE qui explose dans le secteur !
    Par ailleurs, le JEUNISME est déjà très largement le modèle socio-économique de l’industrie du numérique (et ce au détriment des quadras et quinquas…), il n’y a sans doute pas besoin d’en rajouter…
    Lire à ce sujet :
    http://www.journaldunet.com/solutions/emploi-rh/le-chomage-dans-l-informatique-en-2013-1013.shtml
    http://munci.org/Non-pas-34-000-ni-57-000-mais-au-final-plus-de-76-000-demandeurs-d-emploi-en-France-dans-les-metiers-IT-Informatique-Telecoms
    http://munci.org/Recrutements-l-informatique-s-enfonce-dans-une-course-effrenee-au-jeunisme

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  6. Marianne BAUDOUIN

    Une grande partie des problématiques évoquées dans le rapport du CNN ne sont pas propres à la France. A titre d’exemple, le Conseil général de la Gironde, qui avait déjà développé le programme SAPIENS, s’attache depuis 2012 à proposer des pistes d’évolution des espaces de médiation numérique avec des acteurs locaux, ainsi qu’avec une douzaine de collectivités de l’UE (projet « E-COOP / Coopératives numériques »). Les bonnes pratiques échangées contribuent à mieux éclairer les politiques publiques locales. Les médiateurs, bibliothécaires, animateurs de tiers-lieux, etc… peuvent en outre s’inspirer de bonnes idées venues de toute l’Europe.
    http://www.ecoopproject.eu

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  7. Le Chêne

    Bonjour,
    Je travaille sur l’e-inclusion des personnes en situation de handicap mental à l’Université Rennes 2.
    Ce document est une ressource incontournable pour moi.
    Qu’elle est la procédure à suivre pour recevoir ce rapport en version papier ?
    Merci

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  8. DCA

    Bonjour à toutes et à tous,

    Je viens de prendre connaissance du rapport émanant du Conseil National du Numérique affiché sur cette page Web.

    Ma première surprise, et pas des moindres!, a été de découvrir un rapport très bien rédigé, mais totalement dénué de « contenu ». Tous les volets sociaux, économiques, solidaires etc. ont été qualifié, sans pour autant les soutenir par des actions concrètes! 😉

    Citons le volet de la facture numérique. Quand nous lisons ce rapport tout porte à croire qu’il existe une déficience à « réparer » ou « combler ». Personnellement, cette « pseudo vision » évoquée dans ce rapport est un pur euphémisme. Pourquoi ? Simplement parce la « fracture sociale » n’est pas un « état de fait » mais bien une conséquence des « limites » de notre Société.

    J’argumente donc mon avis. Sur un panel de 50 personnes issues de milieux défavorisés, de facto exclues du « numérique », n’ayant jamais touché un ordinateur de leur vie, j’ai pu en 2 séances de formation numérique leur faire assimiler ce qu’était un « ordinateur » et « Internet ». J’ai pris un catalogue de « La Redoute » que j’ai mis en comparaison avec le site internet de « La Redoute » (un exemple parmi d’autres)

    En l’espace de 15mn, tout le monde à compris ce qu’était Internet et comment l’utiliser… J’ai ensuite rebondis sur un besoin « administratif », celui d’une demande d’acte de naissance de son enfant. J’ai pu faire la même analogie du site Web « Service-Public.fr » avec un gros livre. Résultat, tout le monde a su trouver la page d’une demande d’acte de naissance, et remplir le formulaire en ligne.

    Reprenons maintenant le volet de l’Emploi Numérique » de ce rapport du Conseil National Numérique. Là encore, je me pose la question de savoir à quoi peut-il servir ? Je m’explique.

    Pas plus tard que ce jeudi 27 mai, je me suis entretenu avec un élu politique de Paris XIX. L’objet de ce rendez-vous portait sur un projet orienté sur l’Emploi Numérique.

    Cet élu politique a aussitôt posé la question: Monsieur, souhaitez-vous créer une structure associative et devenir salarié de votre Association ?

    Je trouve ce mode de raisonnement absolument incohérent et complètement « absurde » !!! 😉 Le plus drôle ici c’est que ce rapport ci-joint sur ce site est à l’image même de cet élu politique! Donc, inutile! (avis personnel)

    En réalité, tout ces « rapports » et « actions » de nos élus sont le reflet d’une déresponsabilisation de leur « pouvoir » vers les citoyens… Un exemple concret de mon opinion: la création du Grand Paris Seine-Ouest (GPSO). Le gouvernement a trouvé le moyen de renvoyer (se décharger) de ses responsabilités vers de nouvelles « Administrations », dont celle du Conseil National du Numérique…

    Autre exemple concret: A ce jour, tout le tissu associatif en France fonctionne sur un mode opératoire archaïque. La principale priorité des associations est de trouver des subventions publics et privés. La conséquence de ce « système déficient » est l’explosion du « quantitatif » au détriment du « qualitatif ». 70% des projets déposés auprès des partenaires sociaux et financiers servent exclusivement à récupérer des fonds pour payer et sauvegarder les salaires associatifs!

    Autre exemple plus particulièrerment scandaleux, celui DU Fond de Solidarité Européen (FSE). Ce dernier se paie le « luxe » de Cabinets d’Audit et Conseils extrêmement chers, dans le seul but de justifier le NON VERSEMENT promis à leurs partenaires associatifs!!! Je ne suis pas venu ici pour faire de la délation. Si vous désirez en savoir plus, il vous suffira de vous renseigner auprès de grandes associations (sujet tabou)

    Ma conclusion: avant de rédiger de très beaux textes, je pense que nos élus politiques devraient, au préalable, changer tout le système de distribution et de répartition des fonds publics, afin de rompre définitivement avec cet état de dépendance perdurant depuis trop longtemps au sein des Associations, et de le remplacer par un système indépendant et équitable dont les CCI (par exemple) seraient mandatées et décisionnaires sur toute la distribution et la répartition des fonds publics. Les organismes d’état comme le GPSO (par exemple) et autres seraient uniquement en charge de la collecte et de l’étude des projets sociaux, économiques et solidaires. Les CCl auraient ainsi un rôle de régulation et de contrôle de tous les partenaires financiers vis à vis de leurs requérants. Ainsi, cette nouvelle base (système) formerait une passerelle efficace et performante entre le marché de l’emploi et le marché du travail…

    Cordialement.

    Reply
  9. DCA

    Bonjour,

    Je me permets de rajouter une « couche » sur mon précédent ticket (plus haut) très révélatrice de cette immense problématique sociétale.

    Lorsque des antennes administratives missionnées par le Conseil Général et la CAF se permettent de répondre: « Non, les nouveaux services Pôle Emploi 100% Web ce n’est pas bon pour nous… ». Il faut donc bien réaliser que nous sommes confrontés à une « protestation massive » de tout le système du service publique et gouvernemental, réfractaire à tout changement et transformation de notre Société vers le Numérique…

    Cordialement.

    Reply
  10. Lor

    Je pense qu’avant de mettre en place toutes ces belles recommandations, il faut absolument se concentrer à faire de l’école un espace dans lequel on apprend à utiliser et gérer les nouvelles technologies, la notion du numérique et à être performant et non passif pour sa vie future.

    Lor,

    Reply
  11. Insdigbord

    Je suis totalement d’accord avec Lor,
    Evitez de surfer sur l’effet de mode et creusez la vrai problématique.

    Insdigbord

    Reply
  12. Mémoinfo

    Apprendre l’informatique à l’école est une nécéssité. Encore faut-il qu’il y ait les moyens de fournir un équipement digne de ce nom et aussi en nombre pour que chacun puisse utiliser

    Reply
  13. oilvoice.com

    Oui il faut d’abord un espace dans les écoles pour l’apprentissage des nouvelles technologies. Les classes ne sont pas équipées pour enseigner l’informatique par manque d’équipement.

    Reply
  14. Christophe

    Le rapport a l’air fort intéressant… Je n’ai pas encore tout lu, il est assez conséquent…
    Par contre deux points :
    – où sont passés les 400000 emplois annoncés?
    – votre modérateur de commentaire semble être en rade (voir quelques commentaires précédents…)

    Reply

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