Replacer la compétitivité comme le facteur clé de développement de l’économie numérique

By | 30 novembre 2011

Le Conseil national du numérique (CNNum) a accueilli favorablement le plan France Numérique 2020 présenté par Eric Besson, Ministre chargé de l’économie numérique, au cours des Assises du Numérique. Comme l’avait recommandé le CNNum, la compétitivité est le premier des cinq chapitres du plan France Numérique 2020 qui préconise plusieurs orientations importantes : favoriser la diffusion du numérique au sein des PMEs, créer un environnement fiscal propre aux enjeux du numérique en luttant contre les distorsions réglementaires et enfin, intensifier la recherche et développement dans le numérique en prenant en compte, dans le crédit impôt recherche, toutes les dimensions que revêt l’innovation à l’ère actuelle.

Pour Gilles Babinet, Président du Conseil national du numérique, « il faut s’attacher à restaurer la compétitivité de la France sur la scène européenne et internationale et trouver en cela tous les leviers nécessaires ».

Lors des Assises du numérique, deux éléments structurants ont été évoqués : l’enseignement supérieur et le financement de l’innovation.

« En France, nous devons à notre tour replacer l’Université et l’enseignement supérieur au cœur de l’écosystème du numérique », a rappelé Gilles Babinet. Il s’agit de poursuivre la réforme entreprise afin de leur permettre de s’ouvrir au monde de l’entreprise, de créer des filières adaptées, de renforcer les moyens de la recherche, faciliter l’arrivée d’étudiants sur le marché, à l’instar de ce qu’ont brillamment réussi les universités californiennes et Israéliennes. Parmi les mesures, la création de clusters technologiques concentrant géographiquement sur des campus universitaires startups, centre de recherche d’entreprises, capital-risque, etc. permettrait d’ancrer durablement et culturellement l’esprit d’entreprise et d’entreprendre.

Autre mesure, « réorganiser la filière de financement afin qu’elle soit plus cohérente et capable d’adresser tous les besoins, de l’amorçage au capital développement ; ce qui serait un atout considérable pour permettre aux entrepreneurs de passer de l’idée à l’Entreprise de Taille Intermédiaire » a indiqué Gilles Babinet.

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