Cénum - Lettre d'information du 25 février 2022

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Les travaux du Conseil

Le 16 février, le Conseil a dévoilé son ouvrage intitulé Civilisation Numérique. Ouvrons le débat ! N’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux. 

Dans un entretien donné au Parisien, Françoise Mercadal-Delassales et Gilles Babinet, appellent les candidats à la présidentielle à s’approprier et à politiser les enjeux du numérique, en rappelant l’importance de l’éducation à la culture numérique, afin que nous puissions toutes et tous nous orienter et comprendre les mutations à l’oeuvre. 

Outre la politisation du numérique et les apprentissages, L’Usine digitale rappelle également les autres principaux axes de Civilisation numérique : lutter contre l’émergence de bulles de filtre, améliorer le contrôle de la régulation et favoriser la coopération entre les Etats sur la désinformation et les fake news. 

Vous êtes élu, citoyen, acteur du numérique, enseignant…? Vous travaillez auprès d’une collectivité, une association ou une entreprise ?  Vous souhaitez contribuer activement au débat et le stimuler à votre échelle ? N’hésitez pas à nous solliciter sur debat@cnnumerique.fr pour nous transmettre vos idées, contributions et opportunités d’échanges ! 

On y était ! 

La semaine dernière, nous avions le plaisir d’être associés à trois évènements : 

  • Joséphine Hurstel, responsable des études du Conseil, est intervenue sur le sujet des nouveaux territoires des manipulations de l’information, à l’occasion du colloque “Désordre informationnel : nouvelles menaces, nouvelles réponses”, organisé par l’Observatoire des manipulations de l’information de l’Université Panthéon-Assas et la Fondation Descartes. 
  • Rahaf Harfoush a modéré une conversation organisée par l’Ambassade du Canada en France, en partenariat avec le Conseil, sur les Femmes leaders face aux contenus haineux et violences numériques. Shani Benoualdi, conseillère numérique et réseaux sociaux à la DILCRAH, a proposé la mise en place d’un passeport de citoyenneté numérique, certifiant la pro-activité des entreprises dans la lutte contre la haine en ligne. Iris Boyer, secrétaire générale de l’ISD France, a appelé à une meilleure prise en compte de la question de l’amplification des contenus. 
  • Au même moment, le séminaire “Panser les écrans et les esprits”, mené par Anne Alombert, membre du Conseil, et le professeur Michal Krzykawski, tenait sa première séance. Organisé par le collectif Organoesis, l’Université Paris 8 et l’Université de Silésie à Katowice avec le soutien du Conseil, ce groupe d'échange a présenté deux communications relatives à l'attention dans le milieu numérique et au cerveau à l'époque des neurotechnologies. Cette séance introductive s’est notamment appuyée sur le rapport du Conseil Votre attention, s’il vous plaît !

Le 22 février, Eric Salobir, président du think tank Human Technology     Foundation, a remis à Cédric O un rapport, écrit en collaboration avec Sopra   Steria Next et intitulé Le data altruisme : les données au service de l’intérêt   général”. Reprenant le concept de “data altruisme”, il appelle à la création de   tiers de confiance à but non lucratif, chargés d’assurer le recueil des données à   des fins d’intérêt général.  

Modérations et violences en ligne : un enjeu majeur ! 

A l’occasion de l’échange du 17 février organisé par l’ambassade du Canada sur “Femmes leaders face aux contenus haineux et violences numériques”, dont nous étions partenaires, nous avons souhaité appréhender les problématiques inhérentes à la modération des réseaux sociaux ainsi qu’au développement des violences en ligne. 

  • Une émission à écouter ! Nous avons écouté l’épisode “Féminisme et réseaux sociaux : liaisons dangereuses ?”, du podcast Le meilleur des mondes. Les intervenants ont relevé certains avantages des réseaux sociaux comme l’internationalisation, la viralité et l'instantanéité des discours militants. Toutefois, la journaliste et activiste Elvire Duvelle-Charles souligne que les modalités de modération pour juguler le cyberharcèlement sont encore insuffisantes. Elle note aussi que les règles propres aux plateformes tendent à biaiser l’intensité des discours, confondant travail militant et travail d’influenceur. 
  • N’hésitez pas à lire la tribune de Jacques Marceau, président d’Aromates, et Pascal Picq, paléontologue, qui appellent l’Europe à s’imposer comme le chef de file de la régulation d’Internet, et à “renouer avec un Internet démocratique, fédérateur et ouvert à la connaissance”, aujourd'hui fragilisé par le développement de la haine en ligne, du complotisme et des fake news. Ils préconisent, à cet égard, de réformer l’éducation pour y inscrire une ”instruction e-civique”. 
  • Nous nous sommes inquiétés des résultats de l’enquête d’IPSOS réalisée en novembre 2021 avec l’association Féministes contre le cyberharcèlement sur les violences en ligne. 41% des Français déclarent avoir déjà vécu une situation de cyberviolence, notamment la tranche des 18-24 ans qui est la plus touchée (87%) ainsi que les femmes et personnes issues de groupes minoritaires (orientation sexuelle, religion, origine…). 
  • Ça vient de sortir ! Découvrez l’épisode “La modération : défis et dilemmes du podcast Le Code a changé de Xavier de la Porte, en compagnie de Majdi Toumi et Charles Cohen, de l’entreprise de modération de contenus Bodyguard. Ils alertent sur le fait qu’à trop modérer les réseaux ouverts, il est possible que les utilisateurs se dirigent davantage vers les réseaux fermés où la haine peut se déverser dans un environnement “invisible et incontrôlable”. 

Prises de paroles

  • Gilles Babinet a publié le 4 février une tribune qui appelle les autorités publiques à repenser leur rapport à la souveraineté numérique. Il préconise de renforcer la recherche, notamment en matière de financements et de coordination européenne, et d’identifier “les thèmes qui sont à la frontière entre recherche fondamentale et recherche appliquée”, comme l’intelligence artificielle et le quantique. 
  • Toujours dans les Echos, Joëlle Toledano s’est penchée sur le Digital Markets Act. Déplorant le manque de ressources humaines et techniques de la Commission,  elle a indiqué que “la question n’est pas d’avoir accès aux données et algorithmes à sa demande mais d’y avoir eu accès avant et de façon permanente, d’en connaître les ressorts, et d’y avoir travaillé avec d’autres experts”. 
  • Jean-Michel Mis a cosigné une tribune qui invite les institutions européennes à approfondir le cadre du Digital Services Act et à demander aux plateformes, pour les chercheurs, “l’accès complet [...] aux jeux de données utilisés par les algorithmes pour la conception et l’utilisation de leurs produits”
  • Dans le cadre du mois dédié à la prévention de l’épuisement professionnel, le cours de Rahaf Harfoush, “Humane Productivity, est disponible gratuitement.

 

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