Paroles de

« L’attention est un phénomène relationnel », entretien avec Renaud Hétier

Pour commencer, comment définissez-vous l’attention ?

Pour moi l'attention suppose une capacité à concentrer sa disponibilité sensible et mentale sur au moins un objet pendant un temps qui va permettre d’appréhender cet objet, c’est-à-dire de s’en donner une représentation, si ce n’est une connaissance.

De Shanghai à Paris, les enjeux des monnaies numériques pour les citoyens, 5 questions à Horacio Ortiz

Comment les monnaies numériques ont-elles bousculé les institutions financières et bancaires internationales ?

Tout d’abord, il y a lieu de rappeler que le système financier et bancaire est numérique depuis longtemps. Les monnaies numériques posent toutefois deux nouvelles transformations. D’une part, l'extension de moyens de paiement numérique dans les usages de la vie quotidienne et d’autre part l’apparition de monnaies numériques non nationales. En fonction du type de monnaie numérique les problématiques sont différentes, bien que certaines se recoupent.

« Je suis partisan d’une désescalade numérique », entretien avec Félix Tréguer

Quel bilan peut-on faire de l’action des institutions vis-à-vis du numérique ?

En travaillant depuis une dizaine d'années sur l’économie politique du numérique, d’abord au sein de La Quadrature du Net dont le travail consiste en partie à interagir avec différentes institutions autour de la fabrique de la loi, puis dans le cadre de mes recherches, j’ai acquis la conviction, dossier après dossier, que les institutions étaient finalement inaptes à pousser le numérique vers un horizon plus démocratique.

"L’esprit critique est probablement l’une des dimensions de l'humanité qui fera toujours défaut et dont on aura toujours plus besoin à mesure que le flux d’informations continue à s’accélérer." Entretien avec François Taddei

Directeur de recherche en biologie des systèmes à l’Inserm, François Taddei a fondé le Centre de recherches interdisciplinaires (CRI) en 2006 afin de co-construire et partager “de nouvelles manières d'apprendre, d'enseigner, de faire de la recherche et de mobiliser l'intelligence collective dans les domaines des sciences du vivant, de l’apprendre et du numérique pour relever les objectifs de développement durable (ODDs) des Nations Unies”.

« Allons au-delà de cette démocratie participative où les citoyens proposent et le politique dispose », entretien avec Paula Forteza

Comment percevez-vous le rapport des institutions au numérique ?

De mon expérience, non seulement en tant que députée, mais aussi au sein d’Etalab, je tire trois axes majeurs de réflexion quant à la relation du numérique aux institutions. Le premier axe est qu’il est nécessaire d’échanger et travailler en permanence de façon interactive avec la société civile et les citoyens. Cela s’applique autant pour la construction des politiques publiques que pour l’exercice de la démocratie en général et le travail parlementaire.