Paroles de

« L’ère de la post-vérité est celle du relativisme ambiant en fonction des croyances et de l’idéologie », entretien avec Sylvain Cavalier

Qu’est-ce qui différencie le complotisme des fake news ou de la post-vérité ? Est-ce que leurs ressorts sont différents ? Faut-il faire une différence entre complotisme et conspirationnisme ?

Ce sont des notions voisines, qui vont se recouper mais qui ont toutes leur dynamique particulière.

« Une culture participative est une culture dans laquelle de nombreuses personnes ont la possibilité de participer, et l'objectif est de permettre à toujours plus de voix d'être entendues. », entretien avec Henry Jenkins

Henry Jenkins est le Professeur doyen en Communication, journalisme et cinématographie à l'University of Southern California (USC). Auparavant il a été directeur du Comparative Media Studies Program (Département d'études comparées sur les médias) au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il est l'auteur et/ou l'éditeur d'une vingtaine de livres sur les médias et la culture populaire, tels que Participatory Culture : Interviews, Popular Culture and the Civic Imagination : Case Studies of Creative Social Change ou Comics and Stuff.

Du cerveau à l’appartenance sociale : les mécanismes derrière l’adhésion et la diffusion des rumeurs. Quatre questions à Sylvain Delouvée

Commençons par poser les termes du débat, faites-vous une différence entre rumeurs, théories du complot et infox (ou fake news), notamment au niveau des processus cognitifs impliqués ?

6 questions à Rudy Reichstadt, fondateur de Conspiracy Watch : « le complotisme est une passerelle entre des discours extrémistes »

Pourquoi avez-vous créé CW et quels constats portez-vous aujourd’hui?

Le site est né en 2007 d’une inquiétude face à la multiplication des contenus complotistes. Le complotisme est loin d’être nouveau, mais ce qu’on pouvait voir au début des années 2000 c’était le réel succès rencontré par ces thèses avec la conjonction de deux phénomènes : le 11 septembre 2001 et la pénétration d’Internet dans les foyers. D’ailleurs, le premier blockbuster du web, c’est Loose Change, un film complotiste sur le 11 septembre qui date de 2005.

« Le complotisme est un processus social », entretien avec Julien Giry

Nous avons échangé avec Julien Giry, politologue à l’Université de Tours, membre du laboratoire PRIM et post-doctorant au sein du projet VIJIE soutenu par l’Agence nationale de la recherche. Spécialisé depuis une dizaine d’années sur le conspirationnisme, il nous a donné son éclairage sur des questions particulièrement prégnantes au vu de l’actualité : y a-t-il plus de complots aujourd’hui qu’hier ?

5 questions à Maryanne Wolf : « Nous devons comprendre ce que fait chaque technologie, et être capables de choisir. »

Maryanne Wolf est une neuroscientifique américaine, directrice du Centre pour la dyslexie, les apprentissages diversifiés et la justice sociale à UCLA. Elle est l’auteure de plusieurs ouvrages relatifs au « cerveau lecteur » et à l'impact des médias numériques sur l'attention et les capacités cognitives. Dans Proust et le Calamar (2007), elle constate que les médias papier et numériques stimulent différemment nos capacités cognitives, notamment parce que les médias numériques encouragent une lecture rapide, souvent superficielle, et non une lecture profonde.